Rattrapé par son passé ?
« Sachez que votre péché vous trouvera » (Nombres 32 v.23)
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(Adaptation d’un message du calendrier « Plaire au Seigneur »)
Parfois, le passé immoral d’un homme politique, d’un chef d’entreprise, d’un financier ou d’une célébrité est soudain mis au grand jour. Il est souvent dénoncé par ses victimes dont les plaintes sont entendues. La liste est longue des détournements de fonds publics, d’appartenance à une secte, d’actes criminels, de viols… Les faits peuvent remonter à plusieurs années. On dit alors que telle personne est « rattrapée son passé ».
La Bible l’énonce ainsi : « Ce qu’un homme sème, cela aussi il le moissonnera » (Galates 6 v.7) et aussi : « Chacun de nous rendra compte pour lui-même à Dieu. » (Romains 14 v.12)
Pour un homme dont les mauvaises actions sont restées cachées de son vivant et qui ne s’est pas repenti, on peut dire que son passé le rattrapera. Au jugement dernier, devant un grand trône blanc, des livres seront ouverts, et les hommes seront jugés d’après ce qui est écrit dans les livres, selon leurs œuvres (Apocalypse 20 v.11, 12)
Pour ceux qui ont mis leur confiance en Dieu et en Jésus Christ, est-ce que leur passé peut les rattraper ? La question est importante.
Si, comme chrétien, je pèche et confesse mes péchés, j’ai cette double assurance de la part de Dieu : « Si nous confessons nos péchés(*), il est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute iniquité.» (1 Jean 1 v.9) et aussi : « Je ne me souviendrai plus jamais de leurs péchés ni de leurs iniquités. » (Hébreux 10 v.17)
(*) Si nous confessons nos péchés à Dieu, et non à un prêtre.
Si je pèche sans confesser mon péché, je ne perds pas mon salut pour autant (ce péché même a été porté par mon Sauveur sur la croix), mais je perds la joie de mon salut. Lorsque David reconnaît et confesse son péché à Dieu, il dit : « Rends-moi la joie de ton salut. » (Psaume 51 v.14) ; il n’a pas perdu son salut, il en a perdu la jouissance. Mon péché, même ancien, s’il n’est pas confessé, reste présent. Dieu l’amènera au jour pour que je le confesse. L’histoire des frères de Joseph illustre ce cas.
Les dix frères ont cru cacher leur faute à l’égard de Joseph en y ajoutant un mensonge odieux. Vingt ans après, Dieu dirige toutes les circonstances pour que, malgré eux, leur passé les rattrape. Par sa sagesse et son amour, Joseph les amène à confesser leur péché et leur pardonne totalement.
Pour tout homme, il y a un chemin pour que son passé ne le rattrape pas : celui de la confession et de la repentance.
« Nous comparaîtrons tous devant le tribunal de Dieu ; […] Ainsi, chacun de nous rendra compte pour lui-même à Dieu. » (Romains 14 v.10, 12)
« Car il faut que nous soyons tous manifestés devant le tribunal du Christ, afin que chacun reçoive selon les actions accomplies dans le corps, soit bien soit mal. » (2 Corinthiens 5 v.10)
A ce tribunal, il n’y aura pas de punition puisque la punition a été portée par Jésus Christ à la croix, mais le rappel de nos péchés nous fera prendre conscience de l’immensité de la grâce divine qui pardonne.
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« C’est moi, c’est moi qui efface tes transgressions à cause de moi-même ; et je ne me souviendrai pas de tes péchés. Fais-moi me souvenir, plaidons ensemble ! Parle toi-même, afin que tu sois justifié ! » (Esaïe 43 v.25 et 26)
C’est à cause de lui-même que Dieu efface les péchés. Sa gloire exige notre sainteté. Il y pourvoit personnellement, bien qu’il soit offensé. « C’est moi, c’est moi qui efface tes transgressions ». Il ne se contente pas de les ôter, il promet : « je ne me souviendrai pas de tes péchés ». Quelle grâce ! Toutefois il ajoute : « Fais-moi me souvenir … Parle toi-même… ». Dieu nous laisse le soin de confesser notre état, nos propres fautes, afin de faire pleinement ressortir l’Œuvre accomplie pour les expier. (Jean Kœchlin – CJLE)
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