Sauvé d’un marécage
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Au début, le chemin qui mène au marécage paraît sans danger. Il semble même que l’on marche sur une herbe un peu souple, agréable même. Mais à mesure qu'on avance, l'herbe disparaît, puis le terrain devient humide puis de plus en plus gorgé d'eau. Le pied enfonce un peu. On continue et tout à coup on enfonce plus profondément. Finalement, malgré tous les efforts, on ne peut plus se dégager. On s'enlise, les deux pieds sont pris dans la boue. Toute lutte pour se libérer aggrave la situation. Pris de panique, on se rend compte que, tout seul, on est perdu. On est dans la même situation que si l’on est pris dans les sables mouvants. Plus on fait de mouvements pour se dégager, plus on s’enfonce dans le bourbier. Que faire ? Rien d’autre que d’appeler au secours. Mais quelqu'un va-t-il entendre ? Si personne ne vient, on est perdu !
Le bourbier nous fait penser au péché. Nous étions tous des pécheurs car « tous ont péché » (Romains 3 v.23) et nous ne pouvions absolument pas nous sortir de ce bourbier ni par nos propres forces, ni par nos œuvres. Il nous fallait un Sauveur !
Jésus, le Fils de Dieu, est descendu du ciel sous la forme d’un homme pour venir « chercher et sauver ce qui était perdu » (Luc 19 v.10). Pour cela, il a dû entrer lui-même dans ce bourbier du péché : « Celui qui n’a pas connu le péché, Dieu l’a fait devenir péché pour nous » (2 Corinthiens 5 v.21)
Nous ne pouvons pas imaginer ni mesurer les souffrances qui ont été les siennes lorsqu’il expiait tous nos péchés sur la croix, mais par la voix prophétique, nous pouvons l’entendre s’exprimer :
« Sauve-moi, ô Dieu ! Car les eaux me sont entrées jusque dans l'âme. Je suis enfoncé dans une boue profonde et il n'y a pas où prendre pied; je suis entré dans la profondeur des eaux, et le courant me submerge… » (Psaume 69)
« Un abîme appelle un autre abîme à la voix de tes cataractes ; toutes tes vagues et tes flots ont passé sur moi. » (Psaume 42 v.8)
« Tu m'as jeté dans l'abîme, dans le cœur des mers et les courants d'eau m'ont entouré; toutes tes vagues et tes flots ont passé sur moi… Les eaux m'ont environné jusqu'à l'âme, l'abîme m'a entouré, les algues ont enveloppé ma tête » (Jonas 2 v.4 à 6)
De cet abîme, il en est sorti victorieux en ressuscitant d’entre les morts. Il est remonté au ciel et il tend la main à tous ceux et toutes celles qui veulent sortir de leur bourbier. Ainsi, quiconque saisit sa main par la foi est sauvé et peut déclarer, comme le psalmiste : «L'Éternel s'est penché vers moi, et a entendu mon cri. Il m'a fait monter hors du puits de la destruction, hors d'un bourbier fangeux ; et il a mis mes pieds sur un roc. » (Psaume 40 v.2 et 3)
Il arrive, hélas, que le croyant authentique glisse, car le tentateur, le diable rôde autour de nous cherchant qui il pourra dévorer (1 Pierre 5 v.8). Chrétien, si, t’étant laissé séduire, tu es de nouveau dans la boue d’un marécage sans pouvoir t’en sortir, appelle ton Sauveur en reconnaissant tes fautes. Nous avons cette promesse divine : « Si nous confessons nos péchés, Dieu est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute iniquité. » (1 Jean 1 v.9)
Il est fidèle car « Dieu n’est pas un homme pour mentir … Ce qu’il a dit, ne le fera-t-il pas ?» (Nombres 23 v.19)
Il est juste envers Jésus Christ car, à la croix, Il a payé la dette pour tous nos péchés et Dieu ne serait pas juste envers Lui s’Il la réclamait de nouveau.
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« Celui qui cache ses transgressions ne prospère pas,
Mais celui qui les confesse et les abandonne obtient miséricorde. »
(Proverbes 28 v.13)
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