Selon une coutume orientale de l’époque, les noces étaient célébrées dans la fraîcheur de la nuit. L’époux qui se rendait au repas était escorté et éclairé par des jeunes filles, amies de l’épouse, que nous appellerions aujourd’hui "demoiselles d’honneur".
Ces jeunes filles attendaient l’époux pour entrer avec lui à la fête. L’époux nous parle du Seigneur Jésus, le céleste Epoux qui, comme il l’a promis, revient bientôt (Apocalypse 22 v.7, 12, 20). Les chrétiens sont exhortés à l’attendre pour être introduit avec lui dans son ciel où il leur a préparé une place (Jean 14 v.1 à 3). Puissions-nous imiter les Thessaloniciens qui « se sont tournés vers Dieu, … pour servir le Dieu vivant et vrai, et pour attendre des cieux son Fils... » (1 Thessaloniciens 1 v.9-10)
Les 10 vierges représentent la chrétienté dans laquelle se trouvent deux catégories de personnes :
- les vrais chrétiens qui ont mis leur pleine confiance en Jésus et qui l’attendent : ils sont représentés par les vierges sages ;
- et ceux qui se disent chrétiens sous couvert d’une religion ou d’une forme religieuse et qui, en réalité, n'ont pas la foi : ceux-là sont représentés par les vierges folles (ou insensées).
Remarquons que, comme l'époux tardait, toutes s'assoupirent et toutes s’endormirent : les 10 vierges, les sages comme les folles. Graduellement, au cours des siècles le témoignage chrétien s’affaiblit et la Bible prédit même qu’aux derniers jours, des moqueurs diront : « Où est la promesse de sa venue ?... » (2 Pierre 3 v.4). Mais le « Seigneur ne tarde pas, comme certains estiment qu’il y a du retard, mais il est patient envers vous, voulant qu’aucun ne périsse, mais que tous viennent à la repentance. » (2 Pierre 3 v.9)
Dans la parabole qui nous occupe, un cri retentit : « Voici l'époux ! ». Alors toutes se levèrent et apprêtèrent leur lampe. Les 5 prudentes qui avaient pris de l'huile en réserve entrèrent aux noces avec l'époux, mais les 5 folles n'avaient pas d'huile. Elles avaient bien une lampe, mais sans d'huile.
Telles sont les personnes qui professent le christianisme sans avoir la foi. Elles ont une lampe, comme ceux qui possèdent une Bible, elles ont le titre de chrétien par leur baptême ou leur communion, ou leur appartenance à une communauté religieuse… mais ne possèdent pas d'huile qui nous parle de l'Esprit Saint qui habite chaque croyant, autrement dit, elles n'ont pas la vie, elles ne sont pas « nées de nouveau » (Jean 3 v.3)
A ces personnes-là, l'accès au ciel sera fermé, et le Seigneur leur dira : « Je ne vous connais pas ».
Dans un autre Évangile, Jésus nous apprend que, quand le maître de la maison aura fermé la porte, ceux qui se tiendront dehors se mettront à frapper à la porte en disant : « Seigneur, ouvre-nous … Nous avons mangé et bu en ta présence, et tu nous a enseigné dans nos rues » (Luc 13 v.26). Autrement dit : Nous avons pris la cène (ou l’eucharistie), en mangeant le pain et buvant à la coupe en ta présence, nous avons entendu les prédications, nous avons fait notre communion, nous avons été baptisés, etc. »
Mais le Seigneur ne recevra dans son ciel que ceux qui L'auront ici-bas reçu dans leur cœur. Il dira : « Je ne sais pas d’où vous êtes ; éloignez-vous de moi vous tous qui commettez l’injustice ». C’est là qu’il y aura des pleurs et des grincements de dents…
Remarquons que les sages qui avaient de l’huile ne l’ont pas partagée avec les autres, car on ne peut pas partager la vie divine. Le croyant possède la vie et le Saint Esprit pour lui-même et ne peut les communiquer à d’autres. On n’est pas chrétien parce qu’on a été élevé par des parents croyants ou parce que l’on fait partie d’une communauté chrétienne. Pour être admis dans le ciel avec Jésus, il faut posséder cette vie que l’on ne peut obtenir que par la foi personnelle en son sacrifice. Lorsque Jésus reviendra, ceux qui n’ont que le nom de chrétien sans avoir la vie divine resteront ici-bas et se rendront compte de “disparitions” : Un mari ne trouvera plus sa femme qui elle, est véritablement croyante (ou vice-versa), des enfants ne trouveront plus leurs parents…
Ce sera terrible pour ceux qui resteront. La venue de Jésus, le divin Epoux, pour enlever ses rachetés se fera si vite - en un clin d’œil (1 Corinthiens 15 v.52) – qu’aucun n’aura le temps "d’acheter" de l’huile pour sa lampe. Pour eux, il sera trop tard, éternellement trop tard…
Ami qui lisez ces lignes, si vous avez reçu, par la foi, Jésus et qu’il est votre Sauveur, votre Maître, réjouissons-nous ensemble de notre glorieuse espérance d’être bientôt pour toujours avec lui. Il vient bientôt (Apocalypse 22 v.7 & 12) !
Mais si vous ne Le connaissez pas personnellement et que, jusqu’à présent, vous vous êtes contentés d’une simple forme religieuse, il est encore temps : Venez à Lui, il vous recevra. Il vous donnera cette huile dont vous avez besoin pour alimenter votre lampe, l’Esprit Saint qui habite en chaque croyant.
Aujourd’hui encore, l’invitation vous est faite : « Venez aux noces, car tout est prêt ! » (Matthieu 22 v.4)
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Évangile selon Matthieu ch.25 v.1 à 13 :
« Le royaume des cieux sera fait semblable à dix vierges qui, après avoir pris leurs lampes, sortirent à la rencontre de l’époux. Or cinq d’entre elles étaient folles, et cinq sages. Celles qui étaient folles, en prenant leurs lampes, ne prirent pas d’huile avec elles, alors que les sages prirent de l’huile dans leurs vases avec leurs lampes. Comme l’époux tardait, elles s’assoupirent toutes et s’endormirent.
Mais au milieu de la nuit, un cri retentit : "Voici l’époux ; sortez à sa rencontre !"
Alors toutes ces vierges se réveillèrent et préparèrent leurs lampes. Les folles dirent aux sages : "Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent". Mais les sages répondirent : "Non, de peur qu’il n’y en ait pas assez pour nous et pour vous ; allez plutôt vers ceux qui en vendent, et achetez-en pour vous mêmes."
Or, pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva ; celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui aux noces ; et la porte fut fermée.
Ensuite viennent aussi les autres vierges en disant : "Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !"
Mais il répondit : "En vérité, je vous le dis : je ne vous connais pas."
Veillez donc ; car vous ne savez ni le jour ni l’heure. »