Ne jetons pas la pierre !
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N’avons-nous pas trop souvent tendance à voir les défauts chez les autres sans discerner les nôtres ?
Tu es peut-être de ceux qui jettent facilement la pierre à ton prochain.
Devant toi, volontairement ou involontairement, tout le monde passe, et tu distribues avec autorité tour à tour parfois la louange… mais souvent le blâme.
Voici un acte que tu n’approuves pas, une attitude qui te paraît douteuse et aussitôt, de ta main fiévreuse part la pierre blessante : parole, acte, attitude…
Je vois que tu as l’habitude de ce genre d’exercice, car le coup a porté, la blessure, visible ou invisible, saigne au cœur de celui ou celle que tu as frappé… et tu vas satisfait, drapé dans ta dignité de magistrat qui n’accepte pas d’appel, heureux du devoir accompli.
Je ne te dirai qu’une chose : As-tu parfois regardé à l’attitude du divin Maître ? Est-ce de Lui que tu tiens ce sacerdoce ? Ah ! Malgré ta profession de foi, je crains que tu ne Le connaisses pas du tout. Chrétien ? Ou chrétien de nom seulement ?
Lancer une pierre, ainsi, habituellement, c’est risquer de blesser un innocent. D’ailleurs, même s’il y a eu chute réelle, crois-tu que la sévérité relèvera le coupable ? Nullement… L’amour seul relève.
Le Maître lui-même, bien qu’étant sans péché – ce qui n’est pas ton cas ni le mien – pardonne, et au lieu de lancer la pierre, tend une main charitable.
Ton rôle de juge te tient place de sainteté, et tu ne vois pas, dans ton orgueil, que c’est toi qui a besoin de la grâce de Dieu, de sa miséricorde !
Sois sévère avec le mal, mais indulgent pour le pécheur, sévère vis-à-vis de toi, et miséricordieux envers ton prochain. Laisse les pierres sur le chemin et tends à tous, surtout à ceux qui sont tombés, une main charitable.
(Vers la paix – Henry Soulié, pasteur à Paris – 1925)
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Souvenons-nous de la parole du Seigneur Jésus quand les pharisiens lui présentèrent une femme surprise en adultère : « Que celui d’entre vous qui est sans péché jette le premier la pierre contre elle ». Ils sortirent un à un en commençant par les plus âgés jusqu’au dernier. (Jean 8)
Gardons-nous de ressembler au pharisien qui priait en lui-même : « Ô Dieu, je te rends grâce de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes qui sont rapaces, injustes… ». Regardons plutôt à nous-mêmes comme ce publicain disant : « Ô Dieu, sois apaisé envers moi qui suis un pécheur ! » (Luc 18 v.9 à 14)
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« Ne jugez pas afin que vous ne soyez pas jugés ; car du jugement dont vous jugerez, vous serez jugés ; et de la mesure dont vous mesurez, il vous sera mesuré. Pourquoi regardes-tu la paille qui est dans l’œil de ton frère, et ne t’aperçois-tu pas de la poutre qui est dans ton œil ? » (Matthieu 7 v.1 à 3)
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A le semaine prochaine...
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